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Pour célébrer, partager le patrimoine africain, créole, des diasporas, des métissages, remercier celles et ceux qui ont précédé; et tous ceux et celles qui continuent avec créativité, passion, à transmettre leurs cultures, qui édifient et inspirent;  pour rehausser et souligner la contribution des Canadiens noirs et de leurs communautés au Canada, MondoKarnaval vous propose trois grands spectacles gratuits en webdiffusion!

À l’affiche, Mardi Gras en Guadeloupe, Dakka Dembélé et Zal Idrissa Sissokho, respectivement les 16, 20 et 27 février 2021.
Guadeloupe Mardi Gras MondoKarnaval

16 février : Mardi Gras en Guadeloupe! Vous aurez de la musique traditionnelle de Guadeloupe, biguine, gros ka, gwo ka, quadrille, avec Lanmou Fanm ka, Madi et kera, Cadence et traditions, Kozeika, Ré-elles, Mas ka klé, Akiyo, François Ladrezeau, Mas Vieux Fort, Excellence, Waka chiré band. “Le GWO-KA”, la musique traditionnelle en Guadeloupe, fruit de la période esclavagiste, – c’est le terme qui désigne à la fois la musique, le chant et la danse qui se pratiquent sur les rythmes que le tambouyé (joueur de tambour) fait sortir de son instrument : le tambour KA. Le Gwoka est né des états d’âme d’un peuple, de ses joies, de ses peurs et c’est pour cela qu’il existe tant de rythmes différents. Chaque rythme de base est porteur de sentiments ! Lent, rapide, langoureux, frénétique, festif, charmeur, envoûtant chaque rythme accompagnait l’esclave dans sa vie. L’engouement et l’impact que suscite le Gwoka aujourd’hui, témoignent sans équivoque de son enracinement dans la culture guadeloupéenne, antillaise, d’une manière générale, caribéenne.

dakka
20 février à 21h: Dakka Dembélé chante l’humanité et la justice! Un talentueux artiste de reggae roots inspiré par les plus grands, d’Alpha Blondy à Tiken Jah Fakoly. Né en Côte d’Ivoire de parents maliens, il est reconnu pour sa fougue sur scène, la puissance de sa voix et l’originalité de son reggae ouest-africain: reggae Madingue engagé. Dans ses chansons, Dembélé s’inspire de son vécu africain et porte un regard sans complaisance sur des situations d’injustice grave, fruits de la décadence de notre époque. Il le fait aussi avec une plume simple et poétique, avec sa voix proche de celle d’Alpha Blondy. Il nous présentera des compositions de son premier album, Petit bateau lancé en ligne le 13 mars 2020 (Ici, il fait référence à l’immigration clandestine avec le titre Petit bateau qui met en lumière les dangers de monter dans les embarcations de fortune). Au croisement des cultures africaine et québécoise, le son de Dakka Dembélé a définitivement trouvé un écho et fait de lui un ambassadeur du reggae. Son message va pour la justice pour tous, la liberté et l’union entre les peuples!
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27 février à 20h: Zal Idrissa Sissokho!  N’est pas griot tout musicien qui vient d’Afrique! Ces porteurs de traditions orales sont de castes Kouyaté, Diabaté ou Sissokho ; les trois seules grandes familles qui colportent la mémoire du peuple mandingue.  Zal Idrissa Sissokho n’a pas que le nom, il a le bagage et cette incroyable faculté d’improvisation. Zal joue de la kora et chante en malinké et en wolof des mélodies inspirées ou empruntées aux traditions de l’Afrique de l’Ouest. Il a formé le groupe afro-mandingue Buntalo, dont le nom fait référence au son cristallin de la kora qui séduit l’auditeur dès la première note. Cette harpe africaine à 21 cordes se marie merveilleusement bien à la musique occidentale contemporaine; c’est pourquoi Buntalo, dont le répertoire inclut des compositions originales et des classiques mandingues, modernise les sons tout en préservant l’identité de ces compositions plusieurs fois centenaires. Vivant au Canada depuis plus de 20 ans, Zal Sissokho a été Lauréat en 2008 du prix OQAJ-Rideau. En 2020, il est couronné grand gagnant de l’ADISQ dans la catégorie album de l’année-musique du monde. Il a contribué aux albums de Corneille, IKS, Hart Rouge, Lousnak, Sara Rénélik, Les frères Diouf et Musa Dieng Kala.  Zal Idrissa Sissokho a aussi participé au spectacle « Ô » du Cirque du soleil à Las Vegas et à la musique du film « Un dimanche à Kigali » de Robert Favreau. Il fut choisi avec 12 autres musiciens, pour le documentaire « La symphonie du nouveau monde » de Luc Boivin, diffusée sur les ondes d’ARTV et de Radio-Canada et invité à l’émission Belle et Bum. En 2013, Zal a pris part au tournage et à la musique du film l’Autre Maison (Max Film) de Mathieu Roy, assurant l’ouverture officielle du Festival des Films du Monde de Montréal.
Êtes-vous impatient.e.s de profiter de ce magnifique voyage musical?
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